Les comptes 2006 de la Sécurité sociale, publiés hier par le gouvernement, sont à la fois rassurants et inquiétants.
D’un côté, l’amélioration des résultats financiers est indéniable.
S’il reste élevé, le déficit du régime général a été cantonné à 8,7 milliards d’euros (1 milliard de moins que prévu en septembre), contre 11,6 milliards en 2005, soit une réduction de 25 %.
«L’année 2006 marque l’accélération du retour vers l’équilibre des comptes sociaux», a souligné, hier, le ministère de la Santé, en saluant le «redressement» de la branche maladie «d’abord dû à la progression maîtrisée des dépenses» qui a été «contenue légèrement au-dessus de 3 %, contre 4 % en 2005».
Le dérapage des dépenses est donc supérieur à 0,75 %, seuil justifiant une intervention du comité d’alerte.
Celui-ci avait fait part de son inquiétude en septembre dernier, mais il n’avait pas déclenché formellement la procédure d’alerte qui aurait imposé des mesures de redressement immédiates.
Ce dérapage est lié à une accélération des dépenses en fin d’année, qui s’est d’ailleurs confirmée de manière inquiétante en janvier et février.
Avec une conséquence importante : le taux de croissance des dépenses déjà très ambitieux voté par le Parlement pour cette année (+ 2,6 %) sera extrêmement difficile à respecter, puisque la base de départ est plus élevée que prévu (d’au moins 400 millions).
Le comité d’alerte ne va pas manquer de se réunir dans les prochaines semaines pour mesurer les risques qui pèsent sur l’exercice 2007.
Fanch
