Logements sociaux: la solidarité nationale aux services des plus riches d’entre nous, c’est une honte !

La crise du logement se porte bien en France, et on voit mal comment elle pourrait se résoudre dans un avenir proche.

D’une part, le nombre de personnes sans logement du tout ou sans logement personnel (camping, mobile-home, hôtel, cabanes, etc.) ou vivant dans des conditions de logement très difficiles (pas de confort minimum, surpeuplement accentué) ne diminue pas, au contraire.

La Fondation Abbé Pierre évalue dans son rapport 2007 à 3.261.600 le nombre de personnes connaissant « une problématique forte de mal-logement », en légère progression par rapport à l’année dernière.

L’écart entre le coût des logements construits et les revenus de la majorité des ménages n’a cessé de s’accroître depuis 2000.

« Jamais si peu de produits nouveaux destinés à des ménages à revenus modestes n’auront été présentés sur le marché » qu’en 2005 et 2006, souligne la Fondation Abbé Pierre dans son rapport.

Dans le même temps, le nombre de logements construits destinés à des ménages pouvant se loger sans aide est passé de 100.000 en 2000 à 260.000 en 2006, soit plus du double.

Il en résulte que moins d’un quart de la construction neuve (22,7% en 2005) est aujourd’hui réservée aux deux tiers des ménages en France.

Afin d’enrayer la crise du logement, et rendre effectif le droit au logement actuellement en discussion au Parlement, la Fondation Abbé Pierre propose « un engagement financier de la collectivité au-dessus de 2% du PIB », contre 1,82% aujourd’hui.

Fanch