Les barons des entreprises ont besoin d’air

La France a juste besoin d « un peu plus de liberté, un peu plus d’air ».

Ces propos ont été tenus par la présidente du Medef, Laurence Parisot, devant 6.000 patrons réunis au Palais omnisports de Bercy pour l’assemblée générale de l’organisation patronale.

Lors de cette AG, le Medef a dévoilé un Livre blanc qui présente son projet de société à trois mois des élections présidentielles avec pour objectif « d’augmenter la richesse de tous les Français ».

L’ouvrage, intitulé « Besoin d’air », est disponible en librairie au prix de 15 euros.

Rédigé à partir des contributions de près de 50.000 chefs d’entreprise, le texte part du constat que la France « s’asphyxie » et que les entreprises « étouffent » sous le poids des charges des contraintes réglementaires.

« Il suffit de changer quelques paramètres : un peu plus de liberté, un peu plus d’air et tout ira mieux tout de suite en France.

Invitant les candidats à l’élection présidentielle à présenter « une vraie stratégie économique », elle leur a livré quelques conseils, estimant qu « il ne doit pas y avoir d’autre priorité économique et sociale que la réduction rapide et significative du chômage ».

Implicitement, elle s’en est pris à certaines propositions du projet du PS pour 2007 critiquant, par exemple, une éventuelle augmentation du Smic « sans aucun lien ni avec les gains de productivité, ni avec l’inflation », ou l’abrogation de la loi de 2003 sur les retraites.

Le patronat propose par ailleurs d’inscrire dans le préambule de la Constitution une « charte des droits du contribuable » qui poserait les principes du « droit à une fiscalité non confiscatoire, non rétroactive et non cumulative ».

Dans la préface, Laurence Parisot affirme une nouvelle fois que « le temps de travail ne peut se décréter uniformément » et qu’il serait « plus efficace économiquement et plus respectueux socialement » que la durée du travail ne soit définie par des accords entre patronat et syndicat et non plus par la loi.

Le Medef demande une nouvelle fois de « dédramatiser les modalités de licenciement » en établissant le principe de la « séparabilité » qu’il compare au divorce à l’amiable.

Fanch