Un amendement signé de certains députés UMP et PS et soutenu par le gouvernement de Monsieur Dominique de Villepin a pour volonté de créer une nouvelle taxe qui risque in fine d’être payée par le consommateur alors même que la France a rattrapé son retard dans l’économie numérique.
Il faut savoir que les opérateurs télécoms contribuent déjà au développement de la création audiovisuelle.
Le principe d’une contribution n’a rien d’illégitime dès lors qu’il s’accompagne de sérieuses contreparties dans l’intérêt du consommateur.
Les opérateurs restent en effet confrontés à de grandes difficultés en matière d’accès aux contenus: cinéma, information, sport mais également Haute Définition alors que le parc chez les opérateurs télécoms est à ce jour supérieur à celui des décodeurs HD par satellite ou par câble.
Après s’être plaint pendant des années de leur dépendance économique à l’égard de l’industrie de la télévision, les producteurs de cinéma et d’audiovisuel, à travers cette nouvelle taxe et avec le soutien du Ministère de la Culture, construisent une dépendance financière à l’égard de l’industrie des télécommunications.
La France est derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni mais également l’Italie et l’Espagne en nombre de fictions produites par an ainsi qu’en investissement dans la fiction rapporté au PIB par tête.
En l’étendant aux opérateurs triple-play qui à ce stade ne sont que de simples distributeurs, le Parlement envisage d’imposer cette logique malthusienne aux opérateurs télécoms et les empêcher de trouver, pour la création audiovisuelle, des formes de financement plus saines liées à la Vidéo à la Demande (VOD) et la SVOD.
Pour les opérateurs, il existe deux façons simples de répercuter cette taxe :
- soit faire payer l’abonné,il s’agit d’une nouvelle taxe sur la consommation des abonnés(*)
- soit faire payer les chaînes et les éditeurs.
Fanch
