Coyote Systems invente « l’appel de phares du XXIe siècle »

La multiplication des radars automatiques a entraîné avec elle celle des avertisseurs en tout genre.

Boîtier autonome, logiciel pour smartphone ou PDA, option de navigateur GPS…

Parmi cette offre pléthorique, la société Coyote System a eu l’idée d’utiliser l’entraide, indéfectible, entre automobilistes pour se distinguer.

Ainsi, son boîtier Coyote indique de manière classique les limitations de vitesse en cours, l’état du trafic et la position des radars fixes, mais il se base sur des alertes transmises par ses propres utilisateurs pour repérer les radars mobiles.

Facturé 34,90 euros/mois, le système Coyote utilise, d’une part, le GPS pour localiser le véhicule de l’abonné et pour calculer sa vitesse et communique, d’autre part, en GPRS avec les serveurs de Coyote System.

C’est pourquoi la «communauté» des abonnés Coyote est mise à contribution, pour pouvoir obtenir des informations en temps réel.

Dès que leur véhicule passe à côté d’un radar mobile, ils sont invités à appuyer sur le bouton central du boîtier pour donner l’alerte : une pression si le radar est dans le sens de la circulation, deux pressions s’il est dans l’autre sens. Inutile d’en faire plus, la position du véhicule est déjà connue. C’est ce que Coyote Systems aime à appeler « l’appel de phares du XXIe siècle »…

Renforçant cet aspect communautaire, une fonction «Coyote Eclaireur» vient d’enrichir le boîtier : désormais, il indique le nombre et la position des autres utilisateurs Coyote situés à moins de 150 km devant le véhicule.

L’abonné peut ainsi adapter son degré de vigilance, suivant qu’il est ou non le premier à s’aventurer sur la route.

Selon Coyote, son système est 100 % légal, tout comme les bons vieux appels de phares.

Mais ce n’est pas le cas dans un pays tel que la Suisse, qui a récemment rappelé que l’usage des avertisseurs de radars était interdit par la loi helvète.

Fanch