Les enquêteurs ont requis l’aide d’experts informatiques en vue d’y trouver des informations confidentielles et auraient contacté les fournisseurs d’accès internet des bureaux de Tony Blair pour pénétrer les archives des courriels gouvernementaux, a indiqué le Sunday Telegraph.
La police britannique veut savoir si des détails auraient pu être dissimulés à la police après que celle-ci eut demandé à deux reprises au bureau du Premier ministre de lui communiquer tous les courriels, les lettres et autres matériels liés à l’affaire d »abus de titres honorifiques », selon le quotidien.
Leur enquête, ouverte en mars 2006, s’attache à déterminer si le parti travailliste et d’autres partis politiques ont obtenu des financements en échange de l’attribution de sièges à la chambre des Lords (non élue).
Elle doit également permettre de découvrir si la loi de 2000 sur les élections des partis politiques et les référendums, qui impose la déclaration des dons et des prêts non-commerciaux aux partis politiques, n’a pas été violée.
Le « piratage » informatique du 10 Downing Street a eu lieu avant que Ruth Turner, collaboratrice de Tony Blair et soupçonnée d’avoir enfreint une loi de 1925, qui interdit « l’abus de titres honorifiques », et d « obstruction à la justice », ait été arrêtée vendredi.
Fanch
