Le relogement des SDF installés le long du canal Saint-Martin à Paris à l’initiative des Enfants de Don Quichotte a commencé, mais prendra plusieurs semaines.
Les associations et les travailleurs sociaux mobilisés sur ce dossier ont reçu individuellement 160 sans-abri depuis vendredi et sont déjà en mesure de proposer des solutions pour 40 personnes, dont neuf ont accepté des hébergements ou des logements, selon la FNARS.
Au cours d’une conférence de presse destinée à faire le point de la situation, dimanche à Paris, le directeur départemental de la DASS (Direction des affaires sanitaires et sociales) dans la capitale, Philippe Coste, a souligné que les hébergements et les logements proposés n’étaient « pas sortis d’un chapeau » et que « des places qui se libéraient depuis la fin de la semaine dernière ont été bloquées pour sortir au plus vite de cette crise », alors qu’elles auraient pu être utilisées pour de nouvelles « admissions ».
Selon la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS), chargée de la « sortie de crise » du canal Saint-Martin et qui organisait cette conférence de presse, 280 personnes ont été recensées sous les tentes des Enfants de Don Quichotte à Paris et 70 travailleurs sociaux sont mobilisés sur les dossiers.
« Les gens quitteront les tentes au fur et à mesure des propositions de solutions dignes et durables », a souligné Jean-Baptiste Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte qui participait au point de presse.
En province, plus de 600 tentes étaient toujours en place dimanche également en province, à Strasbourg, Bordeaux, Dax, Toulouse, Lille, Marseille, Nice, Aix-en-Provence, Avignon et Lyon, selon la FNARS.
La présidente de la FNARS, Nicole Maestracci, a rappelé dimanche que le processus de sortie de crise allait « prendre du temps », en raison de situations « lourdes, très anciennement lourdes, qui ne peuvent se régler du jour au lendemain ».
Le premier enseignement que nous pouvons tirer, c’est que toutes ces personnes nécessitent un accompagnement social dans la durée.
« Nous nous occupons en priorité des 280 personnes au bord du canal, mais pas question de se limiter à la situation de ces 280 personnes.
Ce que nous faisons aujourd’hui nous servira pour mettre en place quelque chose de plus pérenne qui permettra de faire des propositions à l’ensemble des sans-abri », a-t-elle précisé.
Fanch
