Le marché des renseignements s’est transformé en cauchemar

L’eldorado s’est gentiment transformé en cauchemar.

Il y a tout juste un an, le marché des renseignements téléphoniques, dominé par l’historique 12 s’ouvrait à la concurrence.

La volonté était de permettre à plusieurs opérateurs de se lancer sur un pied d’égalité avec pour chacun des numéros en 118 XYZ.

La disparition programmée du 12 (en avril dernier) devait permettre à ces acteurs de croître rapidement.

Selon les derniers chiffres de l’Arcep, le gendarme des télécoms, les revenus des services de renseignements se sont élevés au deuxième trimestre à 37 millions d’euros soit une baisse de 21% par rapport au premier trimestre 2006.

Numéros compliqués à retenir, tarifs opaques, manque de crédibilité, perte de repères, qualité des réponses aléatoire…

Pour l’association UFC-Que Choisir ?, la disparition du 12 « ne sert en aucun cas l’intérêt des consommateurs ».

« Avec l’arrivée des 118XYZ et la disparition du 12, l’ARCEP a tout organisé pour jeter les consommateurs dans les filets de 27 sociétés (annuairistes et opérateurs de téléphonie) qui, sous couvert de fournir le service universel de base, sont surtout impatientes de pouvoir les diriger vers des services additionnels lourdement surtaxés ».

Et de poursuivre: « Les consommateurs ne pourront plus obtenir simplement un numéro de téléphone de l’hôpital, d’un collègue de travail ou d’un ami sans devoir faire face aux sollicitations d’un marchand de services en tous genres.

Fanch