Kamini, « rappeur rural »

Kamini, « rappeur rural »

« Je viens pas de la cité mais le +beat+ est bon/je viens pas de Paname mais de Marly-Gomont »: avec un clip amateur sur internet, Kamini, rappeur « rural », a connu rapidement la notoriété en racontant ses souvenirs de gamin noir dans un tout petit village de l’Aisne.

Kamini,
Kamini,

Basket rouge, jean baggy et veste en cuir cintrée, bandeau noir dans les cheveux, Kamini, 26 ans, a repris pour les besoins des médias le chemin de Marly-Gomont (423 habitants), « un petit patelin que personne ne connaît/même pas Jean-Pierre Pernaut ».

« Marly-Gomont est une chanson qui raconte ma vie », assure le rappeur, assis au pied de la belle maison picarde en briques rouges où son père d’origine congolaise avait installé son cabinet de médecin généraliste au rez-de-chaussée.

A l’origine, le clip, tourné avec une copine étudiante en audiovisuel, ne devait servir qu’à démarcher les grosses maisons de disques pour enregistrer un album, avec le soutien d’un petit label de Lille, La Plèbe.

Elles savent que le public et les médias sont derrière nous », selon son producteur lillois.

Martin Coulon assure aussi que « Marly-Gomont » n’a rien à voir avec l’autre succès musical de l’été sur internet, « Zidane il a frappé »: « La différence, c’est que Kamini est auteur, interprète et compositeur.

Fanch