Premier bilan pour les projets pilotes du dossier médical personnalisé

Les premiers bilans des projets pilotes de mise en place du dossier médical personnalisé (DMP) sont mitigés.

Réunis à l’occasion du salon Informedica (du 14 au 17 mars à Paris), spécialistes et praticiens de la santé abordent largement la question lors de discussions et débats.

Malgré des avantages pour les patients, la mise en pratique du DMP s’avère difficile, lente, dévoilant à chaque étape de nouveaux problèmes pour les professionnels.

Plusieurs projets régionaux ont été présentés, notamment celui de la Picardie, région pilote: Réseau Diabète Picardie.

Cette plate-forme web permet tant aux praticiens qu’aux patients de consulter les dossiers médicaux et de les gérer en ligne.

«C’est d’abord un site grand public, qui comporte de nombreuses informations faites pour être compréhensibles par tous», indique le docteur Christine Boutet, coordinatrice du projet web, soulignant la dimension éducative.

Communication donc, mais aussi aspect pratique: «Pour chaque dossier, la traçabilité est offerte à chaque patient».

Il peut donc supprimer de sa liste de praticiens un médecin qui ne lui convient plus: situation dont on peut imaginer à terme les excès possibles, même si elle relève de la liberté de choix la plus fondamentale.

Cette nécessité de la formation préfigure celle qui sera nécessaire pour imposer le DMP.

«Ce sera l’affaire d’une génération pour changer les habitudes, modifier les réflexes», prévient Pierre Roussely, du Réseau de santé Arcade 65, chargé du système d’information.

Une formation à mener en lien étroit avec une meilleure pratique des logiciels de gestion: «Il faut que les logiciels des cabinets y soient reliés, pour éviter la double saisie des données», poursuit le docteur Boutet.

Or pour l’heure, témoigne Réseau Diabète Picardie, seuls deux logiciels sont connectés: HelloDoc et Nova.

La « CPS », dont le médecin est équipé, a sa carte à jouer à ce niveau.

Fanch