Le virus H5N1 de la grippe aviaire est désormais présent sur le continent africain où il a été dépisté au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique.
La présence du H5N1, prouvée par un laboratoire de Padoue en Italie affilié à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de la FAO, inquiète les autorités locales et internationales.
Ces dernières redoutent l’apparition de cas humain de la grippe aviaire dans ce pays de 133 millions d’habitants où les volailles côtoient les hommes dans les cours des maisons.
Le ministre de l’Agriculture, Adamu Bello, qui blâme les importations illégales de volailles, a annoncé l’abattage de tous les poulets qui pourraient être contaminés et le placement en quarantaine des élevages suspects.
Juan Lubroth, un responsable de l’Organisation des Nations unies pour l’Agriculture et l’alimentation, s’est inquiété « du fait que le virus pourrait se propager rapidement » au Nigeria où une équipe d’experts doit se rendre pour sensibiliser les autorités locales à ce risque.
« Le plus important maintenant n’est pas de savoir comment le virus est arrivé au Nigeria mais comment on peut faire pour qu’il ne saute pas les frontières », a expliqué à Reuters Phil Hockey, un ornithologue de l’Institut africain d’ornithologie au Cap.
Fanch
