Le chef de l’Etat veut développer le micro-crédit en France

Permettre à un chômeur d’obtenir un mini-prêt pour acheter le scooter avec lequel il pourra décrocher un emploi ou à un autre de créer sa micro-entreprise: tel est l’objectif du « micro-crédit », inventé dans les années 1980 au Bangladesh et que Jacques Chirac veut développer aujourd’hui en France, en particulier dans les quartiers en difficulté.

Depuis sa création en 2005, le Fonds de cohésion sociale, doté d’un budget de 73 millions d’euros sur cinq ans, est chargé de garantir ces micro-prêts contractés auprès des banques aux taux d’intérêts du marché, pour des sommes allant de 300 à 12.000 euros.

« Sur les quartiers, nous faisons 20% de notre activité », a-t-elle précisé.

Et « 20% de nos clients sont pratiquement illettrés » quand « plus de 20% ont une formation universitaire, le plus souvent des cadres licenciés.

Et dans tous les cas ça réussit! ».

Mais le nombre de micro-crédits accordés est encore largement insuffisant pour Jacques Chirac, qui entend « changer de braquet » sur ce sujet, selon son entourage.

Selon un communiqué de l’Elysée, il a donc « appelé les établissements bancaires et financiers à démontrer pleinement leur engagement citoyen au service de la cohésion sociale ».

A l’heure actuelle, « le problème n’est pas tellement celui de l’absence de financement ou de garanties », a expliqué Michel Camdessus, président du Comité d’orientation et de sélection du Fonds de cohésion sociale.

« C’est plutôt l’absence de projets, qui butent sur l’insuffisance de l’accompagnement ».

En effet, beaucoup de ceux « qui pourraient devenir des micro-entrepreneurs n’osent même pas imaginer qu’ils pourraient le devenir ou qu’ils puissent demander un crédit pour ça à des banquiers ».

Les participants se sont donc engagés à renforcer l’information et l’accompagnement des bénéficiaires potentiels, avant et après le prêt.

Fanch