Si les exportations sont simplement freinées, l’impact sera moindre.
Si l’Iran supprime toutes ses exportations, les conséquences seront bien plus graves.
Des pays comme l’Arabie Saoudite et le Koweit pourraient compenser une baisse de production de 1,5 mbj.
L’AIE (Agence internationale de l’énergie) sera obligé d’utiliser les stocks stratégiques, dont la moitié est aux Etats-Unis.
Ces stocks situés outre-Atlantique sont estimés à 2 milliards de barils.
Il semble que l’Iran a déjà affrété des tankers en Asie pour gérer personnellement ses exportations.
Une partie de ses avoirs dans les banques étrangères aurait également été transférée vers l’Asie.
L’Iran veut éviter de subir de nouvelles sanctions financières.
Sur les 2,7 mbj que l’Iran exporte, 1,6 mbj sont exportés vers l’Asie.
Mais elle pourrait être épargnée par l’Iran surtout s’il transfère ses avoirs là-bas.
L’Europe serait touché avec 0,8 mbj d’importation de pétrole iranien. La France subirait aussi des conséquences non négligeables puisqu’elle importe 0,15 mbj de pétrole iranien. Les Etats-Unis ne seraient pas touchés puisque l’Iran n’y exporte pas de pétrole.
Le marché pétrolier se trouvera dans une situation jamais vue. Pour la première fois, il subira un double choc.
Depuis 2004, le marché pétrolier subit un choc de demande en raison des énormes besoins des pays asiatiques, notamment de la Chine.
Si l’Iran stoppe ses exportations, le marché sera également confronté à un choc du côté de l’offre en raison d’une limitation de la production.
Fanch
