La Chine et le Japon craignent d’être les nouvelles victimes de la « Guerre du gaz »

La Chine et le Japon ont observé avec angoisse la « guerre du gaz » qui a opposé la Russie à l’Ukraine, de peur d’être victimes, eux aussi, de chantages à l’énergie.

« Contrôler l’énergie d’un pays revient à contrôler ses activités » : pour Hiroshi Watanabe, économiste basé à Tokyo pour l’Institut de recherche Daiwa, la confiance que porte l’Asie à la Russie « semble avoir été érodée du fait des menaces de réduction d’approvisionnement ».

Moscou avait coupé en début de mois ses livraisons de gaz à l’Ukraine en raison d’un différend sur le prix du gaz exporté de Russie vers Kiev.

Le Japon assure ne pas être inquiet, mais sa dépendance croissante par rapport à l’énergie russe fait craindre que Moscou ne l’utilise, par exemple, dans le différend qui perdure sur quatre îles du sud de l’archipel des Kouriles occupées par l’Armée soviétique (puis russe) depuis la Seconde Guerre mondiale et revendiquées par Tokyo.

La Chine n’a pas de différend majeur avec la Russie, mais Moscou pourrait faire à Pékin ce qu’il a fait à Kiev « en cas de détérioration des relations », avertit Lim Tai Wei, membre de la Fondation du Japon.

Fanch