Le décret sur le couvre-feu approuvé

Le décret permettant aux préfets d’appliquer le couvre-feu pour faire face aux violences dans les banlieues françaises a été approuvé en Conseil des ministres, a indiqué Nicolas Sarkozy.

«Nous verrons au fur et à mesure de l’évolution des événements à son application ciblée sur une partie du territoire national», a précisé le ministre de l’Intérieur à l’issue du conseil exceptionnel convoqué par le président de la République.

Ces couvre-feux sont «nécessaires pour accélérer le retour au calme», a justifié Jacques Chirac en réclament une mise en oeuvre de ces mesures «au plus vite».

Ce décret se réfère à la loi du 3 avril 1955, qui instituait l’état d’urgence en Algérie, alors française, en proie aux troubles indépendantistes.

Il sera publié mercredi au journal officiel.

Son principe avait été annoncé la veille par le Premier ministre, Dominique de Villepin.

La mesure est spectaculaire et répond à l’attente de plus en plus pressante exprimée par certains maires, très inquiets par la tournure prise par les événements.

Dans la nuit de lundi à mardi, pour la douzième fois d’affilée, des violences ont en effet éclaté dans des zones urbaines sensibles d’Ile-de-France et de province.

Au total, 1.173 véhicules ont été brûlés (240 en Ile-de-France, 933 en province), contre plus de 1.400 la veille.

Les forces de l’ordre ont procédé à 330 interpellations et 226 communes ont été touchées par des violences, selon un bilan du ministère de l’Intérieur fourni mardi matin.

Par ailleurs, la proposition de Dominique de Villepin, émise lundi soir, d’abaisser l’âge d’entrée en apprentissage de 16 à 14 ans pour les jeunes en échec scolaire suscite de nombreuses réactions.

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque a accueilli avec prudence, mais sans la rejeter, cette proposition.

Il faut un suivi de formation spécifique.

Fanch