Les « cyber-gendarmes » Lille

Piratage informatique, téléchargement illégal, pédopornographie ou délinquance traditionnelle : les nouvelles technologies sont au coeur du travail d’investigation des gendarmes lillois de la cellule « cybercriminalité ».

« La cybercriminalité est la criminalité du XXIe siècle », résume le général Marc Watin-Augouard, commandant de la région de gendarmerie Nord-Pas-de-Calais et ancien conseiller en la matière de Dominique de Villepin au ministère de l’Intérieur.

Ces spécialistes en informatique luttent contre les nouveaux délits liés directement à la pédopornographie, au piratage ou au téléchargement illégal.

« Comme la police technique et scientifique qui recherche des traces de sang ou des cheveux, la cellule permet de chercher le cheveu numérique dans un ordinateur », explique le lieutenant-colonel de Lorgeril, commandant de la section de recherches de Lille, dont dépend la cellule.

Une mission d’autant plus importante, souligne le général Watin-Augouard, que « c’est un domaine où la preuve scientifique est très importante ».

Une image pédopornographique peut très bien avoir été introduite par un tiers par le biais d’internet dans un ordinateur.

La découverte d’une vignette pédopornographique sur un ordinateur leur a ainsi permis de mettre au jour une affaire de viol sur mineur.

« C’est très difficile de rester anonyme sur internet.

Formés au cours d’un stage de six semaines, les enquêteurs N-Tech sont présélectionnés pour leurs connaissances déjà approfondies en informatique.

« Au moment où l’ordinateur se démocratise, la police et la gendarmerie doivent être capables d’être tout de suite opérationnelles ».

Fanch