L’ouverture de la chasse aux pirates est suspendue

Alors que les majors affichent des résultats en forte progression (Universal Music annonce un bénéfice d’exploitation en hausse de 178%), la traque des vilains petits canards qui s’adonnent au téléchargement illégal sur le Web se poursuit, et ce malgré ce petit répit qui n’est assurément que de passage dans l’Hexagone.

La Sacem, qui devait automatiser la localisation des pirates, va devoir mettre un frein à sa nouvelle lubie sécuritaire, car l’affaire tourne au ridicule.

En effet, selon Libération, les prestataires de services en charge des technologies, Advestigo et CoPeerRight, se crêpent le chignon pour une histoire de brevet.

L’histoire se répète, les amis chasseurs de pirates de mes amis chasseurs de pirates sont … des pirates. Et la Hackacademy s’esclaffe de Paris à Marseille.

Le premier a s’être lancé dans cette grande chasse à l’homme des temps modernes, c’est le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs, qui après avoir obtenu en avril l’autorisation préalable de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, a commencé à expédier des messages préventifs aux internautes en plein téléchargement.

Seulement depuis le début juillet, le SELL a interrompu ses envois de « message à caractère informatif » que récitait sans conviction le DJ Ariel Wizman.

La raison de cette suspension, au début de l’été, CoPeerRight intente un procès à Advestigo, à la Société civile des producteurs phonographiques et à la Sacem.

Il accuse Advestigo d’utiliser son brevet « qui touche à l’identification sur les réseaux P2P ».

Mais Advestigo dément les accusations faites par son concurrent : « CoPeerRight fonde ses accusations sur une demande de brevet du 5 avril 2005, largement après le lancement des activités de notre société ».

Fanch