En avril dernier, la Citibank révélait que trois employés de Mphasis, une société indienne d’outsourcing dont la banque est cliente, avaient dérobé 350.000 dollars.
En juin, The Sun a révélé qu’un expert britannique en sécurité a obtenu des renseignements sur des comptes bancaires fournis par un call center indien.
Mais les entreprises occidentales qui pratiquent l’outsourcing offshore préfèrent taire la réalité.
En revanche, l’Indian Information Technology Act, dérivé des directives occidentales de lutte contre les dérives des technologies de l’information et les tendances IT mafieuses, avait de quoi rassurer les gouvernements et société occidentales.
En particulier l’article 66, qui aurait permis, lorsque le texte serait adopté par le parlement indien, de poursuivre les ‘hackers’ pirates informatiques.
Mais c’était sans compter sur le Expert Committee on Cyber Law, groupe d’experts indien, qui a purement et simplement fait disparaître de l’article les expressions hacker et hacking de la liste des crimes couverts par la future loi!
Nous devons nous assurer que les nouveaux utilisateurs ne soient pas effrayés par la publicité de crimes liés à l’informatique ».
« J’ai détourné 350.000 dollars, Monsieur le Juge, même si je développe du logiciel dans une société d’outsourcing pour de méchants clients occidentaux, je ne savais pas ce que je faisais », pourrait argumenter les pirates de la Citibank!
Fanch
