Tel est le signal qu’a lancé Paul Otellini en ouverture de l’Intel Developer Forum (IDF, du 23 au 25 août 2005 à San Francisco) et la direction que prendra désormais la société qu’il dirige.
Dès 2006, les puces du fondeur bénéficieront d’une nouvelle architecture construite à partir du meilleur du Pentium 4 NetBurst (le bus frontal évolutif) et du Pentium M (la faible consommation d’énergie), plus quelques nouveautés.
Le canal de traitement des instructions sera ramené à 14 niveaux (contre 20 pour le P4 Northwood, 31 pour le P4 Prescott et 12 pour l’Athlon 64) tandis que la mémoire cache de niveau 2 (L2) sera partagée entre les différents coeurs de la puce (alors qu’aujourd’hui chaque core dispose de son propre cache L2).
D’ici un an, les Merom, Conroe et Woodcrest (noms de code des prochaines gammes de processeurs) feront leur apparition respectivement sur les marchés des portables, des ordinateurs de bureau et des serveurs.
C’est notamment cette technologie qui promet d’augmenter la puissance de calcul sans tomber dans des consommations énergétiques difficiles à supporter.
« Notre percée technologique délivrera un « facteur de 10″ à une variété de plates-formes, ce qui réduira par 10 la consommation ou multipliera d’autant les performances par rapport aux produits actuels », a déclaré Paul Otellini.
Le dirigeant d’Intel a notamment évoqué un processeur destiné aux ordinateurs qui tiennent dans la main, dotés d’outils de communication et dont la consommation serait inférieure à 1 watt.
Fanch
