Sans établir de lien direct entre le conflit et les attentats de Londres, un rapport du Royal Institute of International Affairs affirme que l’affaire irakienne a compliqué la tâche des services de renseignement.
La guerre en Irak aurait-elle augmenté les risques d’attentats terroristes en Grande-Bretagne?
Non d’après Tony Blair, oui selon un important et respecté centre d’études britannique.
Alors que le Premier ministre affirmait, au lendemain du 7 juillet, que les bombes de Londres n’étaient pas en relation avec l’Irak, ne serait-ce que parce que Al-Qaida avait déjà frappé plusieurs fois « bien avant » l’invasion de la Mésopotamie, le Royal Institute of International Affairs pense au contraire que l’affaire irakienne a compliqué les choses et fragilisé le Royaume-Uni.
Ses auteurs y affirment que la guerre en Irak a « sans aucun doute » posé des difficultés « particulières » au contre-terrorisme britannique.
Ces conclusions du Royal Institute of International Affairs pourraient relancer le débat sur la politique étrangère de Tony Blair.
L’union sacrée contre les bombes n’est pas en question.
La publication de l’étude coïncide par ailleurs avec le début d’un dialogue tous azimuts pour la mise en place d’une stratégie de déracinement du terrorisme.
Fanch
