La police anti-terroriste britannique a perquisitionné, mardi 12 juillet, cinq bâtiments d’habitation dans le West Yorkshire (nord de l’Angleterre), dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Londres, a annoncé Scotland Yard.
« Il y a eu une série de perquisitions dans le Yorkshire.
Je peux en dire très peu en ce moment, mais cette action est liée directement aux attentats de jeudi », a déclaré le chef de la police, Ian Blair, sur la BBC.
Il s’agit de la première opération rendue publique liée à l’enquête sur ces attentats qui ont fait au moins 52 morts et près de 700 blessés.
L’opération, « planifiée à partir d’informations des services de renseignement », selon Scotland Yard, a débuté dans la matinée dans la région de Leeds.
Elle a appelé la population à coopérer et une ligne téléphonique gratuite a été mise en place pour recueillir ces témoignages.
Les enquêteurs britanniques, qui peinent à faire progresser l’affaire, ont trouvé des empreintes digitales sur du matériel de détonation utilisé dans les attaques terroristes, a indiqué la chaîne de télévision américaine NBC lundi en citant des sources du renseignement.
Elles pensent qu’ils se sont rencontrés à la station de métro King’s Cross avant de partir chacun dans leur direction pour poser leurs bombes, a expliqué la chaîne.
Samedi, le numéro 3 de Scotland Yard, Brian Paddick avait affirmé que les engins avaient été fabriqués grâce à « un explosif de forte puissance », excluant a priori une origine artisanale.
Par ailleurs, la police serait sur le point d’identifier l’un des poseurs de bombe présumés, rapporte le Financial Times.
Fanch
La récupération et l’identification des corps reste l’une des priorités des autorités, trois premières victimes ayant seulement été formellement identifiées.
La police britannique a réuni samedi à Londres des représentants des polices et services de renseignement de 28 pays ainsi que d’Interpol et Europol pour les tenir au courant de l’enquête, a indiqué lundi Scotland Yard.
