« Chaud devant »

« Chaud devant »

En marge des cérémonies de commémoration de mai 1945, à Paris, comme à Moscou, où George Bush, face à Vladimir Poutine, est parti, en parallèle, en croisade pour la démocratie, la France, au chapitre des affaires dites courantes, doit se débattre avec un nouveau rapport qui dérange, celui sur la canicule 2003. Ce dernier donne des vapeurs une nouvelle fois au gouvernement.

Déjà aux prises avec l’affaire du lundi de Pentecôte, et la journée de solidarité, Jean-Pierre Raffarin, convalescent, va devoir faire face entre deux campagnes sur le référendum de la Constitution européenne, à un dossier brûlant et empoisonné, car la facture risque d’être encore plus lourde que prévu. La mission interministérielle, relative aux catastrophes naturelles est plus que circonspecte en la matière. 4 000 cas de demandes de classement restent en attente, et si tous étaient pris en compte, scénario…catastrophe ( !), le risque financier atteindrait plus de 3,5 milliards d’euros, dont les contribuables pourraient être amenés à financer de 500 millions à un milliard.

Jean-Pierre Raffarin, qui doit vraiment aspirer à de vraies vacances, devra vraiment évaluer chacun de ces cas qui nous donnent, inévitablement, le tournis. 3,5 milliards d’euros, c’est, en effet, plus que le coût pour la sécheresse entre 1989 et 2002. De quoi mettre les finances publiques à sec à moins de débloquer d’autres lundis de Pentecôte. Inimaginable. Vous avez dit casse-tête ?

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Bruno Th
Bruno Th

[source – yahoo.com] Bruno Théveny, Journal de la Haute-Marne (Chaumont)