IBM, suppression de 13.000 postes, dont la majeure partie en Europe

International Business Machines annonce vouloir supprimer jusqu’à 13.000 emplois, dont la majeure partie en Europe, dans le cadre d’un nouveau plan de réduction de ses coûts.

Le groupe américain, numéro un mondial de l’informatique, explique vouloir accorder la priorité aux marchés en forte croissance.

Les réductions d’effectifs se feront par le biais de départs volontaires mais aussi forcés et débuteront durant le deuxième trimestre, précise-t-il.

IBM employait 329.000 personnes dans le monde fin 2004 et n’a pas fourni d’autre chiffre sur ses effectifs depuis. Sur cette base, le projet de suppressions d’emplois annoncé mercredi vise environ 4% des effectifs globaux.

Sur ces 329.000 personnes, 100.000 environ travaillent dans les filiales européennes.

Le groupe inscrira dans ses comptes du deuxième trimestre une charge de 1,3 à 1,7 milliard de dollars avant impôt au titre de ce plan de restructuration.

Le mois dernier, après la publication de résultat décevants et mal accueillis par les marchés financiers, « Big Blue » avait confirmé travailler à un nouveau projet de restructuration incluant des suppressions de postes.

Il avait expliqué la dégradation de sa rentabilité par le ralentissement économique sur ses principaux marchés européens et au Japon, ainsi que par le retard pris par certains gros contrats.

IBM ajoute vouloir réorganiser ses activités en Europe, en allégeant notamment ses structures administratives et en réduisant sa présence dans les pays à croissance faible, pour créer des équipes transfrontalières.

Fanch