Epson vient d’attaquer aux Etats-Unis le groupe Armor, une société basée en France, à Nantes, avec des filiales un peu partout dans le monde : en Pologne, en République Tchèque, au Royaume Unis, au Maroc, à Singapour, au Japon en Chine et Outre-Atlantique.
Le motif de l’attaque aux Etats-Unis ne surprendra guère lorsque l’on connaît le système de défense des grands constructeurs en ce secteur. Il s’agit d’une violation de plusieurs brevets déposés à l’Office des Brevets américain, concernant chacun le secteur des consommables. L’industrie de la cartouche d’encre, véritable mine d’or, est un domaine où les droits sont farouchement défendus par copyrights, brevets et autres actions en justice. Les grands groupes ne tolèrent en effet que très moyennement les sociétés proposant des consommables compatibles. Celles-ci ne grignotent-elles pas leur stratégie commerciale et leurs efforts en recherches et développement ?
« Pour l’instant cette affaire ne concerne que les Etats-Unis », vient de nous préciser la société jointe par téléphone. » Ni les structures françaises ou européennes ne sont impliquées « . La société se contente pour l’heure d’attendre, faute de mieux : » les seules maigres informations dont nous disposons ont été données par le site Epson dans un communiqué ! « .
A l’index de cette procédure, 12 violations de brevets. Quels brevets exactement ? » On ne sait pas ! » se lamente Armor, mais on nous précise que 10 visent le domaine de la cartouche jet d’encre, et » deux concernent le système de fixation des cartouches sur imprimante « . Si le système même de fixation est blindé par brevet, le secteur de la cartouche compatible va devoir jouer serrer…
Armor SA n’a pas d’autre choix actuellement. Le groupe se considère serein dans cette affaire et leur position est d’attendre d’avoir enfin la plainte exacte pour préparer utilement une défense. De son côté Epson se contente de préciser : » reconnaître et respecter la possibilité des concurrents de vendre des cartouches recyclées ausssi longtemps qu’ils agiront dans le respect de nos droits « . D’autres sociétés aux activités similaires sont également visées dans ce coup de poing judiciaire, dont les suites ne tarderont sans doute pas.
[source – yahoo.com]
