Le service d’accès professionnel répercute sur ces offres ADSL les nouvelles conditions tarifaires de gros de France Télécom. Les baisses demeurent insuffisantes, selon la direction du FAI.
Nerim n’a pas attendu longtemps pour répercuter sur ses forfaits la baisse tarifaire de la composante « accès » de l’offre de gros IP/ADSL de France Télécom annoncée la semaine dernière. Il faudra cependant attendre le 1er mars prochain pour en bénéficier. « C’est le délai de mise en place de l’offre en interne », précise Robin Ferriere, responsable marketing du FAI, » mais dans les faits, certains de nos clients bénéficient déjà des nouveaux tarifs ».
A savoir, en zones non dégroupées, l’offre Pack Nerim Ultra, qui propose du 2 048/256 Kbit/s, passe ainsi de 99 à 79 euros hors taxes mensuels. Le Pack Nerim Pro (1 024/256 Kbit/s) descend à 55 euros HT contre 79 précédemment. Les abonnés dégroupés profitent des conditions tarifaires d’un opérateur alternatif – Neuf Télécom en l’occurrence pour l’heure – et se voient facturer respectivement de 39 et 29 euros HT pour les mêmes services. Un écart entre zones dégroupées et non dégroupées qui en dit longs sur les différences tarifaires entre l’opérateur historique et ses concurrents alternatifs.
Rappelons pourtant que cette évolution tarifaire réduit – mais ne supprime pas – les écarts de prix entre les zones denses (où les concentrateurs supportent plus de 20 000 lignes téléphoniques) et les zones rurales (moins de 20 000 lignes). Concrètement, un fournisseur d’accès Internet verse désormais 17 euros hors taxes à France Télécom pour des accès allant de 1 024 Kbit/s à 8 mégabits (débit Max), y compris pour les offres professionnelles à débit garanti. Contre 18 à 45 euros HT précédemment en zones rurales. Et 13 euros HT en zones denses. En revanche, les forfaits 128 et 512 Kbit/s n’évoluent guère et restent respectivement à 11,6 et 15,5 euros dans les zones rurales et 11,6 et 13 euros dans les zones denses.
Suppression de deux pack
Chez Nerim, qui emprunte les services de France Télécom uniquement sur les zones non dégroupées, ces baisses se traduisent également par la suppression de deux offres ADSL : les packs 1 024 et 2 048 qui limitaient la bande passante des émission à 128 Kbit/s. « Cela simplifie notre catalogue », justifie Robin Ferriere. En revanche, perdurent les offres 512/128 et même 128/64 respectivement proposée à 31,77 euros (25 euros dans les zones dégroupées) et 25 euros. « On vend encore entre 20 et 25 pack du 128 Kbit/s par mois », justifie le porte-parole de Nerim.
Si ces baisses devraient contenter le client final, elles restent insuffisantes, selon le FAI. « Ces nouvelles conditions tarifaires sont loin d’être satisfaisantes », déclare Christophe Carel, le dirigeant de la société dans le communiqué. « Cette situation ne permet pas aux fournisseurs d’accès à Internet de proposer des offres à haut débit aux mêmes tarifs que Wanadoo dans les zones non dégroupées, sans perdre de l’argent. » De là à penser que Wanadoo vend à perte…
[source – vnunet.fr] Christophe Lagane
