Soutenue par Neuf Télécom, cette solution de téléphonie sur Internet serait disponible pour tous les internautes, quel que soit le fournisseur d’accès d’origine.
« Nous avons souhaité proposer la manière la plus transparente de téléphoner sur Internet. » C’est ainsi que David Bitton, directeur général de Wengo (connu pour avoir fondé le service d’accès Internet Oreka revendu mi-2002 au groupe Firstream), présente son nouveau service de téléphonie sur IP qui sera officiellement lancé le 13 janvier prochain. Wengo, filiale de Neuf Télécom créée dans le courant de l’été 2004, permettra d’utiliser son ordinateur pour téléphoner.
Bien qu’affilié à Neuf Télécom, le service de Wengo est censé être disponible pour tous les utilisateurs, quel que soit le fournisseur d’accès et l’opérateur d’origine. Conditions nécessaires : disposer d’un ordinateur sous Windows 2000/XP (les versions pour Linux et Mac OS X sont prévues dans les mois qui viennent) avec casque/enceintes et microphone, et d’une connexion haut débit, câble ou ADSL. L’usage du service sur une connexion bas débit (56 Kbits/s) est prévu ultérieurement.
Une fois le logiciel installé, Wengo permet de téléphoner gratuitement entre utilisateurs Wengo et à des prix très économiques vers des postes fixes comme mobiles, en national comme à l’international. A 0,15 euro la minute, l’appel vers les téléphones mobiles est l’un des plus bas du marché. Les communications vers les postes fixes sont facturés 0,01 euro la minute, en local comme en national. Et les tarifs à l’international n’ont rien à envier à ceux des opérateurs traditionnels. A titre d’exemple, l’appel en « zone 1 » (Allemagne, Canada, Chine, Espagne, Etats-Unis, Royaume-Uni…) coûtera 0,018 euro la minute vers les postes fixes et 0,22 euro vers les mobiles.
Appels illimités en France
Wengo n’est pas sans rappeler Skype, le service de téléphonie développé à l’origine pour le réseau peer-to-peer par les créateurs de Kazaa. A la différence que Wengo ne s’appuie pas sur un réseau d’échange mais sur le réseau de l’opérateur Neuf Télécom. Ce qui offre une certaine garantie en terme de qualité de service et permet surtout de proposer des formules forfaitaires : 6 euros pour les appels illimités en France (1 euro pour la période de lancement d’un mois) et 20 euros (15 euros durant la promotion) avec deux heures de téléphonie vers les mobiles et 20 SMS.
L’abonnement forfaitaire inclut la livraison de la Wenbox, un boîtier connecté à la ligne téléphonique et à relier au PC par l’interface USB afin d’y brancher un téléphone traditionnel. Les allergiques au casque apprécieront cette différence avec Skype qui n’offre pas encore cette possibilité sauf à investir dans un combiné dédié au service comme certains modèle Siemens non encore vendus en France. De plus, la Wenbox maintient la communication téléphonique même PC éteint. Mais le réseau IP n’est dans ce cas plus exploité au profit de celui de l’opérateur habituel (avec les tarifs qui vont avec). Là aussi, Wengo prévoit de rendre le boîtier indépendant du PC dans une prochaine version de la Wenbox.
Pour les plus impatients, Wengo est proposé en version bêta jusqu’au 13 janvier. Il suffit de rentrer « callmebaby » dans le champ Code beta Wengo lors de l’inscription.
Attribution d’un numéro géographique
Autre différence notable avec le service de Skype, Wengo fournit un numéro de téléphone. Ce qui permet aux abonnés de se faire appeler sur leur numéro Wengo quel que soit le lieu où ils se trouvent sur la planète. Le numéro de téléphone est géographique (type 01, 02, etc.) si l’utilisateur se trouve dans une zone dégroupée au moment de son inscription, ou national (08 xx) dans le cas contraire.
Les développements autour de Wengo ne vont pas manquer car le logiciel a été conçu en open source. Enfin, le nouvel outil s’appuie sur SIP (Session Initiation Protocol), un protocole de services sur IP (dont la voix) retenus par tous les opérateurs télécoms. Ce standard permettra le développement de nombreux services standardisés comme notamment le transfert de fichiers et, surtout, la vidéo conférence.
[source – vnunet.fr] Christophe Lagane
