Numéricâble relève le défi de l’ultra haut débit

Les abonnés à l’offre 8 Mbit/s du câblo-opérateur voient leur débits passer à 20 Mbit/s. Tout en conservant le tarif mensuel déjà en vigueur.

Presque quatre mois après avoir ouvert les vannes de son réseau à 8 mégabits par seconde, le câblo-opérateur Numéricâble (NC) propose aujourd’hui du 20 mégabits par seconde. Sans modification de prix pour les abonnés qui avaient opté pour le 8 Mbit/s et profitent donc automatiquement de la nouvelle capacité en bande passante.

En toute logique, l’offre 8 Mbit/s disparaît d’ailleurs du catalogue. Il faudra donc débourser près de 60 euros par mois pour profiter des nouvelles capacités. Les frais d’ouverture (106 euros) et de modem câble (50 euros) sont offerts aux nouveaux abonnés. L’offre est soumise à un engagement d’un an.

Cela devient classique : l’offre intègre des outils antispam et antivirus, 20 adresses e-mails mais aussi 200 Mo de stockage pour les pages personnelles, six chaînes de télévision numériques (des web TV accessibles sur PC) et des services de gestion de compte en ligne. Mais aucun service spécifique à l’ultra haut débit dont l’exploitation est théoriquement réservé à un « usage monoposte », selon les conditions générales de vente.

« Cette offre s’adresse aux utilisateurs compulsifs », précise-t-on du côté du service de presse du câblo-opérateur avant d’ajouter « qu’elle peut être associée à un usage professionnel ». Notamment en direction des collectivités locales pour des usages multipostes.

Avantage : un ultra haut débit constant

On sent donc la volonté de Numéricâble de répondre à l’arrivée de l’ADSL 2+. Si les débits entrant dépassent les 15 mégabits par seconde de Free et les 18 mégabits par seconde que Wanadoo s’apprête à lancer de son côté,le taux de données en émission se limite à 512 kilobits par seconde contre 1 mégabit pa seconde pour l’ADSL 2+.

« Nous n’avons pas la même capacité d’intervention sur la voie de retour que sur l’entrée », explique François Créange, chef de projet. Il est vrai que la filiale de Canal Plus s’appuie sur le réseau de France Télécom Câble avec lequel un rapprochement serait en cours.

« La mise à jour des débits [qui pourraient atteindre le mégabit, ndlr] se fera un peu plus tard », promet le responsable. Notamment à l’occasion du doublement des débits des offres 512 kilobits par seconde et 2 mégabits par seconde prévues pour 2005. En revanche, à la différence de la paire de cuivre sur laquelle le signal s’affaiblit avec la distance, le câble offre à ces abonnés un débit constant, quelle que soit sa situation géographique de l’utilisateur par rapport à la tête de réseau.

Si l’offre à 8 mégabits par seconde, appelée à migrer vers les 20 mégabits par seconde, « a bien fonctionné », elle ne constitue pas l’essentiel des abonnés de Numéricâble plutôt concentrés sur le forfait à 2 mégabits par seconde, reconnaît le câblo-opérateur. Au dernier pointage, Numéricâble revendique 104 000 abonnés Internet.

[source – vnunet.fr] Christophe Lagane