Malgré les efforts de l’industrie canadienne du disque en faveur du respect des droits d’auteur, 85% des jeunes internautes québécois sont « pro peer-to-peer ».
Malgré l’offensive de la CRIA (Canadian Recording Association) pour freiner le téléchargement « illégal » de musique en ligne, les Québécois restent fans du P2P (peer-to-peer).
85% des internautes québécois âgés de 18 à 24 ans téléchargent régulièrement de la musique en ligne par le biais des réseaux d’échange « poste à poste », selon les premiers résultats d’un sondage réalisé auprès d’un panel « représentatif » par la société d’études marketing Crop (www.crop.ca) pour le quotidien La Presse et le site MusiquePlus.com.
Les réseaux P2P permettent la diffusion, l’échange et le téléchargement « gratuit » de fichiers musicaux, et font peu de cas du respect des droits d’auteur.
C’est une des raisons pour lesquelles, l’industrie du disque, au Canada (CRIA), aux Etats-Unis (RIAA) ou encore en France (SNEP), mène sa bataille contre les téléchargements en volume considérés comme « illégaux » sur ces réseaux.
Si près de 80% des jeunes adultes internautes au Québec déclarent être favorables au téléchargement de musique « internationale » via les réseaux P2P, ils ne sont plus que 43% à défendre cette position lorsqu’il est question de musique québécoise !
Le régionalisme l’emporte-t-il sur la raison ? Les efforts de l’Association canadienne de l’enregistrement (www.cria.ca) pour soutenir le téléchargement « légal et payant » de musique en ligne (iTunes Music Store, par exemple) commencent-ils à payer ?
Il est intéressant de signaler que au Québec la baisse des ventes de CD audio
-(-1,9%),
liée inévitablement à l’augmentation des téléchargements de fichiers musicaux gratuits et payants, est moins importante que dans le reste du Canada
-(-6,7% entre 2002 et 2003).
[source – neteconomie.com] Ariane Beky
