Disney assure ne rien devoir de plus pour la chanson du « Roi Lion »

Le groupe américain Walt Disney a rejeté vendredi la demande d’une famille d’un compositeur sud-africain lui réclamant 1,6 million de dollars de royalties pour le tube « Le lion est mort ce soir ».

La famille du compositeur Solomon Linda, décédé en 1962, a annoncé début juillet son intention d’attaquer en justice Walt Disney pour lui réclamer des droits d’auteur en le considérant comme l’un des principaux utilisateurs de cette chanson, composée en 1939, dans le film et le spectacle « Le roi lion ».

Disney assure avoir effectué dans les règles l’achat des droits de la chanson et estime que si la famille a des griefs, elle doit s’en prendre à d’autres.

« En tant que groupe fondé sur la force de son contenu créatif, Walt Disney prend au sérieux toutes les questions de droits d’auteur », selon un communiqué du groupe.

« Dans la mesure où un contentieux sur les droits d’auteur existe dans cette affaire, il devrait concerner Abilene Music Publishers auprès duquel les droit du +Lion est mort ce soir+ ont été acquis de manière régulière et qui a été confirmé à deux reprises par les tribunaux américains comme le propriétaire légal des droits sur cette composition », selon le communiqué.

En 1939, Solomon Linda avait enregistré à Johannesburg un morceau intitulé Mbube (lion en Zoulou). Dix ans plus tard, à New York, le chanteur Pete Seeger et son groupe les Weavers adaptent la chanson qui connaît un succès fulgurant.

Rebaptisée « The lion sleeps tonight », elle devient, en quelques années, un standard, et fait l’objet d’une multitude d’adaptations, dont un version française enregistrée par Henri Salvador au début des années 60.

Solomon Linda, qui avait vendu les droits sur la chanson à une maison de disques sud-africaine alors que le pays était régi par la loi britannique, est mort en 1962 sans un sou. Depuis, et au milieu d’un certain flou juridique, ses héritiers ont reçu de petits virements de manière épisodique.

Selon l’avocat sud-africain Hanro Friedrich, qui s’est penché sur le dossier à partir de 2000, les héritiers ont perçu au total 151.000 rands (19.600 euros) entre 1992 et 2002. Selon les avocats, le processus judiciaire qui va être engagé devant la Haute Cour de Pretoria pourrait prendre « environ 18 mois ».

[source – boursorama.com] AFP