L’Autorité de régulation des télécommunications (ART) pourrait imposer au premier trimestre 2005 une baisse des tarifs de gros des messages courts.
Dans un entretien publié le 9 juin 2004 par le quotidien financier la Tribune (« le gendarme des télécoms s’attaque aux SMS »), Paul CHAMPSAUR, Président de l’Autorité de régulation des télécommunications (www.art-telecom.fr) met le poing sur la table !
Pour différentes organisations de défense des consommateurs, dont l’UFC-Que Choisir, le prix unitaire du SMS est bien trop élevé et ne correspond pas aux coûts réellement supportés par les opérateurs mobiles.
De son côté, Paul CHAMPSAUR a déclaré : « Si nous arrivons à la conclusion qu’une régulation est nécessaire, nous pourrons imposer au premier trimestre 2005 une baisse des tarifs de gros des SMS pour qu’ils reflètent mieux les coûts. »
Le SMS (short message service) permet d’émettre et de recevoir sur téléphone mobile des messages textuels limités à 160 caractères. Ce service est rapidement devenu l’un des plus lucratifs pour les opérateurs mobiles français : Orange, SFR et Bouygues Telecom.
Près de 7,5 milliards de messages courts sont envoyés en France chaque année, dont 75% par les jeunes âgés de 8 à 24 ans.
Parallèlement au coût des SMS, le Président de l’ART a estimé que la « dynamique concurrentielle » sur le marché français de la téléphonie mobile semble « s’essouffler ».
Tout comme le ministère délégué à l’industrie, l’ART préconise l’ouverture du marché aux opérateurs mobiles virtuels (MVNO, opérateurs sans réseau propre). Pourquoi pas, mais dans quelles conditions ? De plus, il faut rappeler qu’une 4ème licence de téléphonie mobile de troisième génération (UMTS) est toujours disponible en France…
En matière d’Internet vocal, le responsable de l’Autorité française de régulation des télécoms a insisté sur le potentiel de la Voix sur IP (VoIP), celle-ci devrait « permettre des baisses de coûts tout en offrant des fonctionnalités nouvelles, équivalentes à celles du mobile. »
Pour conclure, Paul CHAMPSAUR a souligné « qu’il est naturel que les opérateurs [alternatifs] basculent maintenant vers le dégroupage total […] Le plus urgent étant d’améliorer les conditions opérationnelles afin d’industrialiser le processus ».
[source – neteconomie.com] Ariane Beky
