Un nouveau président pour l’ART…

Au terme de son mandat de six ans, J-Michel Hubert quittera vendredi 3 janvier ses fonctions de président de l’Autorité de régulation des télécommunications.

Paul Champsaur, directeur général de l’Insee, serait pressenti pour prendre succession de Jean-Michel Hubert ; cette nomination devra faire l’objet d’un décret du Président de la République.

Dans une interview accordée ce jour au « Figaro Economie », Jean-Michel Hubert déclarait : « ma plus grande satisfaction est d’avoir donné vie à la notion de régulation qui n’était encore qu’un concept il y a quelques années ».

Abordant les récentes évolutions du marché des télécommunications, il a rappelé, qu’en dépit de la crise vécue ces deux dernières années, le marché s’est considérablement développé, avec notamment la formidable progression de la téléphonie mobile, passant de 2,5 millions abonnés en 1997 à 38 millions aujourd’hui, développement également soutenu par la forte croissance que connait actuellement l’Internet haut débit. Jean-Michel Hubert s’est déclaré confiant, constatant que la consommation globale ne fléchit pas et que le potentiel d’innovation est considérable.

« Il ne faut pas se focaliser uniquement sur l’offre mais soutenir aussi la demande. Donc d’abord enrichir les services offerts aux consommateurs pour les données et dans le mobile, mais sans négliger pour autant la téléphonie fixe. Voyez la différence d’évolution depuis cinq ans entre les performances des terminaux mobiles et des téléphones traditionnels ! Il faut également s’attacher à soutenir par tous les moyens la croissance du trafic ; c’est l’un des objectifs de la régulation tarifaire. Enfin, il faut retenir toutes les mesures qui favorisent l’investissement dans les réseaux et les services, ce qui peut justifier l’intervention des collectivités locales là où le marché ne se développe pas spontanément. » a-t-il déclaré.

La probable nomination de Paul Champsaur, en remplacement de Jean-Michel Hubert, donne à penser que les aspects économiques et financiers du marché des télécommunications prévaudront sur les considérations techniques et juridiques qui ont largement guidé l’émergence de la notion de régulation durant ces dernières six années.

[source – budgetelecom.com]