Plus Internet avance, plus ça « trafique » mal -entend-on souvent… ActiveNetworks, ex BostWorks, s’est fait une spécialité de la course aux paquets IP. Et les gains sont là: facteur 3 à 10!
« Quand on a lancé les serveurs Ip à haut débit, tout le monde ne jurait que par « tout ATM » (Asynchronous transfer mode). Depuis 10 ans, on s’est tous convaincus, à tort, que l’on aurait de la bande passante illimitée », commence Serge Cuesto, président refondateur d’ActiveNetworks.
C’est vrai: on a construit ces fameuses « autoroutes de l’information ». Mais c’est aux péages que se posent les problèmes d’engorgement!
« Le moindre incident et c’est la collision en chaine, le carambolage ou accidents en cascade ».
Cette analogie peut se prolonger quand on songe aux remèdes possibles. Serge Cuesto explique :
« Certains ont imaginé qu’on mettrait moins de personnes dans des voitures plus petites ou dans de plus grandes voitures, et que cela accélèrerait le débit… Eh bien non! car le nombre de voitures ne diminue pas! »
Donc, la congestion des flux de data (en Http) sur Internet pourra-t-elle être résolue en un coup de baguette magique?
« En réalité, explique Serge Cuesta, si l’on se contente de comprimer les données à l’intérieur des paquets, on diminue partiellement le nombre de paquets: on comprime de 100 à 10, mais sans toucher à la stratégie IP. Donc l’engorgement au niveau des routeurs subsiste: ils peuvent toujours saturer et se bloquer »
Or, depuis quelque temps, certaines entreprises sont envahies de « Spams ». Certaines sociétés reçoivent 500 mails à la seconde! Et là, la gestion de la base passante devient critique.
« Notre astuce, c’est de diminuer le nombre de paquets, parfois dans un ratio de 1 à 50!
En fait, l’efficacité d’une telle solution est conditionnée par la nature des flux:
– flux d’images: certaines ne sont pas compressibles… Donc, il faut traiter au cas par cas: certaines sont « fictives » ou « impressionnistes », d’autres sont « réalistes »
Explication: « Il faut déterminer à quel type de trames, à quel type de document on a affaire: type paysage, design, ou photo personnes.
Un algritmme identifie les types de texture et on comprime l’image au bon programme.
Il existe plusieurs technologies:
la philosophie des « réseaux actifs »: faire faire au réseau ce qui concerne le réseau et au plus près du réseau. D’où, cette génération de super-routeurs intelligents permettant le tri sur identification des flux, identification des bons destinataires, utilisateur ou programmes)
C’est le fruit des travaux du RNRT (Réseau National en Recherche et Dévelopement Télécom). « Au départ, c’était assez lunatique »
Aujourd’hui, ces solutions ont clairement abouti. D’où l’annonce d’Active-Networks, ce 19 mars: BoostEdge Activa constitue une plate-forme d’optimisation.
La précédente génération, BoostWeb, nécessitait beaucoup de temps et de traitement. « Donc, nous avons conçu des cartes mères spécialisées. On est passé sur une base PC industriel avec carte Intel Pentium 4, dernière génération avec un freeware BSD Unix, adapté au traitement d’optimisation de flux! »
Et les algoritmes de compression permettent du « GZip » et des compresseurs d’images
La solution Boost, c’est une boite dédié, spécialisée et insérable dans toute baie de connexion. Elle est efficace pour les données et pour les images.
« Ultérieurement, observe Serge Cuesta, il faudra se préoccuper de deux autres classes de contenu:
-les images,
-la vidéo
Et la Voix sur IP nécessitera d’autres développements.
Les gains obtenus sont tangibles:
-pour les data: on divise 3 à 10 fois le flux
-pour les images: on divise par 2
Et, en général, le client souhaite pouvoir vérifier et décide d’installer deux « Sniffers » à chaque bout du réseau.
Les applications intégrées comme JDEwards (PeopleSoft), IBM Websphere ou BEA tirent bien parti de cette solution. Car intrinséquement, ils véhiculent du « bon » HTTP (normalisé). On peut optimiser dans un facteur 8.
SAP, lourd dans le traitement, n’est pas aussi bavard dans le protocole.
[source – Silicon.fr] Pierre Mangin
