Panasonic a lancé un modèle qui enregistre sur mémoire flash, alors que Sony annonce ses premières ventes d’enregistreurs vidéo sur disque optique.
Depuis une dizaine d’années, le monde de la vidéo haut de gamme évolue en s’inspirant des avancées techniques issues de l’informatique. Cette fois, il s’agit ni plus ni moins de remplacer la bonne vieille cassette vidéo par un autre support d’enregistrement et d’archivage, en prenant modèle sur qui se fait déjà dans le domaine du son avec, d’un côté, le mini-disc et, de l’autre, la mémoire RAM PCMCIA. Profitant de la mise au point par TDK du disque optique laser bleu professionnel, Sony a conçu une gamme d’appareils autour de ce support qui offre une capacité d’enregistrement numérique de 23,3 Go et affiche un taux de transfert de 72 Mbit/s par tête de lecture.
18 min d’enregistrement en DVCPRO 25
« Le disque allie les avantages de l’enregistrement sur bande (économie, fiabilité) aux siens propres (accès aléatoire, haute vitesse d’écriture, utilisation multiple) tout en étant parfaitement adapté au travail en réseau » , explique Olivier Bovis, directeur commercial de la gamme XDCAM. Pour Sony, il s’agit aussi de rompre le lien entre produit et format d’enregistrement. Avec le disque, l’utilisateur a, en effet, le choix entre deux standards numériques, et peut anticiper son montage bien avant tout transfert vers sa station informatique. Panasonic va plus loin en choisissant la carte SD (Secure digital) , qu’il a conçue il y a plusieurs années avec SanDisk et Toshiba. Employé sur nombre de produits grand public, ce module de 1 Go s’insère dans un réceptacle P2 (Professional plug-in card) au format PCMCIA, qui peut en contenir quatre. Cela autorise au total dix-huit minutes d’enregistrement en DVCPRO 25, la carte SD acceptant tous les autres formats et débits DV. Outre la suppression de tout mécanisme dans les appareils d’enregistrement, cette technologie autorise un transfert de données à plus de 640 Mbit/s vers une ou plusieurs stations de travail en réseau.
Panasonic ne rejette pas pour autant le disque laser bleu, vu comme support de stockage, mais a déjà rallié Thomson Grass Valley et Avid à la cause de P2.
[source – 01net.com] Philippe Pélaprat
