Alan Morris, le vice-président directeur de Sharman Networks, le propriétaire de Kazaa, a nié cette semaine devant un comité sénatorial américain que les réseaux P2P seraient un moyen très répandu de diffusion de contenu pornographique impliquant des mineurs.
Son témoignage venait contredire celui de représentants de l’industrie du disque américaine qui déclaraient qu’il existe une relation très étroite entre les réseaux d’échange de fichiers et la pornographie juvénile. Les intervenants du monde P2P voyaient évidemment dans ces allégations un moyen détourné de démontrer l’illégalité des échanges de fichiers.
Citant les statistiques de CyberTipline, un organisme qui combat l’exploitation sexuelle des mineurs, Alan Morris a expliqué que seulement 2% des rapports de pornographie juvénile se rapportaient aux réseaux P2P alors que 77% visaient des sites Web.
Toutefois, selon une enquête du General Accounting Office, un service du Sénat américain, il existerait un risque important d’exposition à la pornographie lors de la fréquentation de ces réseaux. En effet, les résultats de recherches avec des mots-clés apparemment anodins comprendraient jusqu’à 34% de matériel pornographique, la pornographie juvénile étant cependant limitée à 1% du contenu.
De plus, lors de recherches avec 12 mots-clés généralement associés avec la pornographie juvénile, l’enquête du General Accounting Office aurait découvert que 42% des résultats contenaient des images pornographiques impliquant des mineurs.
Rappelons que le logiciel d’échange de fichier Kazaa propose un filtre pour le contenu adulte, une mesure qui, sans être à toute épreuve, diminue certainement les risques d’exposition à la pornographie, juvénile ou pas.
[source – branchez-vous.com]
