La MPAA met ses menaces à exécution

New York, San Francisco, Denver, Saint Louis, l’industrie du cinéma ne fait pas de distinction géographique dans la croisade qu’elle vient d’engager contre le piratage de films sur Internet. « Qu’il y ait 10 ou 500 actions en justice, ce n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est que les pirates ne se sentent plus en sécurité nulle part » , a déclaré, selon l’agence Associated Press, John Malcolm, vice-président de la MPAA (Motion picture association of America) chargé du dossier.

Les sept grands studios américains qui, par l’intermédiaire de la MPAA, viennent de déposer plainte contre des internautes vont demander 30 000 dollars pour tout film illégalement échangé sur internet et 150 000 dollars s’il est établi que l’infraction a été accomplie de manière volontaire. Certains internautes sont poursuivis pour avoir téléchargés (seulement) quelques films comme les très récents Spider-Man 2 ou Troy .

Après le bâton (répressif), Hollywood devrait tout prochainement user de la carotte (pédagogique). Les studios vont proposer aux internautes de télécharger un logiciel capable de dépister et de localiser les contenus piratés se trouvant sur un ordinateur. Selon ses promoteurs, ce programme pourrait se révéler très utile pour les parents dont les enfants téléchargent illégalement sur le Web.

Une grande campagne de sensibilisation au téléchargement légal va également être lancée dans plus de 10 000 vidéoclubs aux Etats-Unis.

[source – 01net.com]